A propos du Congrès de la FARA à Rennes les 16,17 et 18 octobre 2016

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  • novembre 2, 2017

                                 Congrès 2017 de la FARA (Fédération des Associations Régionales des Allocataires de la CARMF) : Points à retenir

                                        Jean Pierre Dupasquier, Vice-président de l’AMVARA, membre du Bureau de la FARA

Organisée cette année par la région Bretagne, l’Assemblée Générale et le Congrès de la FARA se sont déroulés à Rennes le 17 Octobre 2017.

Une assistance nombreuse (plus de 120 participants) est venue s’informer sur l‘évolution de nos retraites, les changements envisagés (Régime Unique concernant, semble-t-il, uniquement le Régime de Base, commun à toutes les professions libérales), sur la situation de la CARMF et a interrogé les divers intervenants sur ses préoccupations.

1 : L’augmentation de la CSG de 1,7 % touchera de plein fouet la majorité des médecins retraités. Ce nouveau prélèvement, qui représente une somme de 530 € / an pour une retraite moyenne de 2600 € ne sera pas compensé par la suppression progressive de la Taxe d’Habitation qui ne s’appliquera pas en cas de retraite supérieure à 1400 €/mois pour un couple, (ce qui est la situation la plus fréquente pour les médecins retraités)

2 : La cotisation à l’Ordre des Médecins semble à beaucoup trop importante au regard des services rendus. Il est demandé, en cas d’augmentation, que nos cotisations soient augmentées du même pourcentage que celui appliqué aux « actifs »

3 : Les médecins retraités poursuivant leur activité : les Cumulants étaient largement représentés et jugent très anormal de verser des cotisations à fonds perdus (sans acquérir de points améliorant leur retraite).

À leurs interrogations véhémentes, M. Chaffiotte, directeur de la CARMF a répondu qu’il s’agissait d’une disposition qui s’applique à tous les retraités, quel que soit leur régime de retraite, décidée par les pouvoirs publics et sur laquelle la CARMF n’avait aucun pouvoir.

4 : Gouvernance et situation financière de la CARMF 

L’AG de la CARMF s’est tenue le 30  septembre dans une ambiance sereine et la gestion de l’équipe dirigeante, sous la présidence du Dr Lardenois a été très largement approuvée.

Des trois régimes de retraite qui constituent la retraite du médecin libéral, la CARMF n’est décisionnaire que de la Retraite Complémentaire.

Dans ce régime, pour anticiper l’évolution démographique défavorable pendant plusieurs années, d’importantes réserves ont été constituées (supérieures à 5 milliards d’euro). Une gestion avisée a permis jusqu’à présent d’obtenir des rendements largement supérieurs à l’inflation. Un décret, pris au tout dernier jour du précédent quinquennat, impose la présence d’un haut fonctionnaire nommé par le gouvernement dans la commission des placements.

Il est à craindre que de fortes pressions s’exercent pour orienter les choix de placements en fonction de la politique économique du gouvernement et non pour obtenir à notre avantage des rendements optimaux.

En apparence anodin, ce décret risque de se traduire au fil des ans par une diminution des réserves (1,5 milliard d’euro) et par conséquent l’obligation pour la CARMF soit de diminuer les pensions soit d’augmenter les cotisations des actifs

Ce Congrès remarquablement organisé par le Dr Le Corgne, président de la Région Bretagne, s’est poursuivi par des activités touristiques fort intéressantes : Visite de la vieille ville de Rennes, Visite du Magnifique Parlement de Bretagne, Escapade au Mont Saint-Michel…

Il a été présidé par le Docteur Henri Romeu, président de la FARA,

Le Docteur Olivier Petit, Premier Vice Président de la CARMF nous a honoré de sa présence et au décours de son exposé a répondu aux demandes concernant la CARMF

Monsieur Henri Chaffiotte, Directeur de la CARMF  a fait un exposé sur la Réversion, sujet complexe car s’appliquant à des situations très diverses et a répondu aux questions plus techniques concernant la CARMF

C’était donc une Assemblée Générale très intéressante et un Congrès très réussi.

Il témoigne de la vitalité de la FARA qui cependant au fil des années perd des adhérents.

Nos associations régionales sont le véritable lieu de convivialité à renforcer. Un effort de recrutement est donc nécessaire car plus nous serons nombreux et plus notre voix sera entendue pour défendre l’avenir de nos retraites