RETRAITES : Revalorisations faibles, Inflation forte !…

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  • mars 10, 2022

Chers confrères,
Voici le texte paru dans la lettre aux allocataires de la CARMF n°19 de février 2022.
Depuis l’écriture de cet éditorial, l’inflation ne cesse d’augmenter, justifiant pleinement nos demandes de revalorisation de nos retraites et d’indexation sur l’inflation.

RETRAITES : Revalorisations faibles, Inflation forte !…

Nos associations rĂ©gionales de mĂ©decins retraitĂ©s, veuves et veufs, allocataires de la CARMF sont regroupĂ©es au sein d’une fĂ©dĂ©ration nationale : La FARA.

Le développement de liens confraternels et d’entraide font partie de ses missions, mais au premier rang figure la défense des intérêts matériels de ses adhérents.

Le niveau de nos retraites, qui constitue pour beaucoup une importante partie de leurs ressources, est un souci permanent

Force est de constater qu’au fil des annĂ©es le pouvoir d’achat des retraites moyennes versĂ©es par la CARMF ne cesse de diminuer. Sur les quinze dernières annĂ©es, le pouvoir d’achat en euros constants (rĂ©Ă©valuĂ©s en tenant compte de l’inflation) a diminuĂ© pour nos trois rĂ©gimes : -2,82 % pour le RĂ©gime de Base – -3,89 % Pour le RĂ©gime ComplĂ©mentaire Vieillesse et – 29,51% pour le rĂ©gime ASV. Durant la mĂŞme pĂ©riode, la valeur moyenne du BNC des cotisants – très variable suivant la spĂ©cialitĂ© et le mode d’exercice – a lĂ©gèrement augmentĂ© en euros constants.

L’inflation qui s’installe, estimée par l’INSEE à 2,8% en 2021, avec des prévisions quasi identiques pour 2022, va encore aggraver les choses.
Face à cette situation qu’en est-il de nos différents régimes obligatoires gérés par la CARMF.

Pour 2022, la valeur du point du Régime de Base, décidé par la CNAVPL et soumise à l’agrément du gouvernement augmente de 1,1%.

Pour le Régime Complémentaire Vieillesse, entièrement piloté par la CARMF, une augmentation du point de 0,5 % a été décidée par notre Conseil d’Administration.

Quant Ă  la Valeur du Point du RĂ©gime ASV, elle dĂ©pend d’un accord Caisses-Syndicats dans le cadre  de la Convention MĂ©dicale.  DiminuĂ© en euros courants suite Ă  la rĂ©forme de 2011 et bloquĂ©e depuis dix ans aucun consensus syndical n’est intervenu pour proposer une augmentation significative.

Pourquoi en sommes-nous lĂ  ? Et ceci malgrĂ© les augmentations rĂ©gulières des cotisations pesant sur nos confrères actifs.

Quelle est  la situation au niveau global : Explosion du nombre des retraitĂ©s, augmentation incessante des sommes consacrĂ©es au versement des retraites, dĂ©sĂ©quilibre entre les cotisations perçues et les retraites versĂ©es (dĂ©ficit technique), fragilitĂ© de l’équilibre du RĂ©gime ASV.

Ce point de vue « gestionnaire Â» n’est pas contestable, ni l’exigence lĂ©gitime des cotisants de limiter les augmentations de leurs cotisations (quitte Ă  oublier qu’ils seront demain des retraitĂ©s).

Mais, pour nous, retraitĂ©s, dans l’impossibilitĂ© de compenser une baisse des retraites par une augmentation de notre activitĂ©, le constat est amer. En quoi, individuellement, sommes-nous responsables de cette situation ?

La FARA demande que nos retraites soient prĂ©servĂ©es de l’inflation au niveau de chacun des trois rĂ©gimes. En ce qui concerne la CARMF, dont nous apprĂ©cions la gestion prudente, nous demandons un effort de revalorisation du Point du RĂ©gime ComplĂ©mentaire Vieillesse. En ce qui concerne les Syndicats MĂ©dicaux, nous souhaitons qu’ils demandent une revalorisation du point ASV  bloquĂ© depuis trop longtemps.

Si ces demandes vous apparaissent légitimes, adhérer et faites-vous entendre au sein de vos associations régionales.

Que cesse la dégradation continue de notre pouvoir d’achat, c’est le vœu que je nous souhaite pour nous en 2022.

Bien confraternellement

Dr Jean-Pierre Dupasquier – Président de la FARA

NB : Tous ces chiffres ont Ă©tĂ© communiquĂ©s par les services de la CARMF et la rĂ©Ă©valuation en euros constants a utilisĂ© les donnĂ©es de l’INSEE